01. Qu'est-ce que le PER ?
Le PER (Price Earnings Ratio, ou ratio cours/bénéfice) mesure combien d'euros les investisseurs acceptent de payer pour chaque euro de bénéfice. C'est l'indicateur de valorisation le plus utilisé en analyse financière.
PER = Cours de l'action ÷ BPA (Bénéfice Par Action)
Exemple : action à 100 € avec un BPA de 5 € → PER = 20×
Une autre lecture : le PER indique le nombre d'années de bénéfices nécessaires pour récupérer son investissement — si les bénéfices restaient constants. Retrouvez le PER dans notre outil d'analyse fondamentale.
02. Comment interpréter le PER par secteur ?
| Secteur | PER typique | Commentaire |
|---|---|---|
| Technologie (logiciel) | 25 – 50× | Croissance élevée justifie la prime |
| Santé / Pharma | 18 – 30× | Visibilité des revenus appréciée |
| Consommation courante | 20 – 28× | Stabilité valorisée |
| Industrie | 15 – 22× | Cyclicité modérée |
| Énergie | 8 – 15× | Très cyclique, bénéfices volatils |
| Banque / Finance | 8 – 14× | Réglementé, croissance limitée |
Utilisez notre classement sectoriel pour comparer le PER d'une entreprise à la médiane de son secteur en temps réel.
03. Les pièges du PER à éviter
- Le value trap — Un PER bas peut signifier que le marché anticipe une chute des bénéfices. Demandez-vous toujours : pourquoi est-il si bas ?
- Les bénéfices exceptionnels — Une plus-value sur cession peut gonfler le BPA d'une année et rendre le PER artificiellement bas. Utilisez le bénéfice ajusté.
- La comparaison intersectorielle — Comparer le PER d'une banque à celui d'une startup tech est sans sens.
- L'effet taux d'intérêt — Quand les taux montent, les PER ont tendance à se comprimer car les actifs sans risque deviennent plus compétitifs.